/ Une passion pour les arts dès les origines.

Le destin de la famille de Blasiis commence en terre napolitaine, berceau de la Commedia Dell Arte. La vie y était paisible et prospère, laissant à chaque génération de Blasiis le loisir de se consacrer aux beaux arts tels que la musique et la peinture.

// La création de la troupe.

Pendant plusieurs années, Emmanuel (harpiste), André (violoniste) et le cadet flutiste cheminent ainsi de villes en villages en tant que musiciens itinérants engagés dans les orchestres des bals et des casinos. Tandis que le plus jeune frère décide de tenter sa chance en Amérique, les 2 aînés décrochent un contrat dans un orchestre de Saint-Malo et finissent par s’y s’établir avec leurs familles respectives.

Emmanuel et sa femme Catarina eurent plusieurs enfants, dont l’aîné baptisé du même prénom que son père, qui jouait parfaitement du violon. Après avoir obtenu un prix au conservatoire de musique de Rennes, il fut engagé comme chef d’orchestre dans une formation à Tours.

Puis il fut embauché en tant que violoniste dans l’orchestre du petit cirque de Monsieur Rougeul, où il épousa Albertine Rougeul, équilibriste sur fil. Après quelques chutes graves d’Albertine, le cirque modifie son spectacle et monte des vaudevilles et pantomimes dans lesquels Emmanuel tient des petits rôles. En 1900, à l’occasion de l’Exposition Universelle à Paris, il quitte momentanément son épouse pour travailler comme premier violon dans un orchestre napolitain au « Moulin Rouge ». A son retour, la Maman Rougeul décède et une partie de la troupe part vers d’autres horizons. Emmanuel reprend les rennes et décide alors de fonder le premier théâtre de Blasiis.

// Les évolutions du métier au fil des siècles.

Un grand chapiteau est monté ainsi qu’une scène et un jeu de panneaux permettant de changer de décor selon les besoins de la pièce. Le théâtre ambulant prend forme et alterne comédies dramatiques et tragiques.

En 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France et le théâtre est forcé d’arrêter son activité. Brisé, Emmanuel décide de vendre son théâtre pour une somme dérisoire et de rentrer à l’usine.

Mais très vite, il éprouve de profonds regrets d’avoir vendu. Il débute comme gagiste auprès de plusieurs troupes et avec les économies de ses cachets il s’achète une caravane et reconstruit progressivement des décors.

A l’issu du succès de sa première tournée en salle, il se lance pour une saison avec le Théâtre Michel Mativeau et ajoute à son programme des grandes pièces du répertoire classique telles que « La Porteuse de Pain », « Marie-Jeanne », « La Grâce de Dieu » …

Désormais, la troupe de Blasiis dispose d’un matériel assez complet pour reprendre le métier de manière indépendante comme avant sous le nom de « Théâtre Populaire – Famille de Blasiis ».

A partir de 1920, Emmanuel se met à l’écriture et compose lui-même ses propres pièces : des drames « Le Serment du Marin », « La Marchande d’Allumettes » ; des comédies « Le Système D », « Les Deux Capitaines » ; et des vaudevilles comme « Madame Lavertu ».

Pour en savoir plus sur l’histoire de la troupe de Blasiis, nous vous conseillons l’excellent ouvrage « Ces routes pavées de Liberté » de Guy de Blasiis qui retrace la formation et l’évolution de cette troupe de théâtre ambulant.

Bruno la 5e génération est à votre disposition pour vos animations en tout genre.